
Dans les métiers techniques, l’entretien d’embauche se joue rarement sur la seule sympathie : il vérifie que vous savez faire ce que dit votre dossier, que vous vous intégrerez dans l’équipe et que les deux parties veulent travailler aux mêmes conditions. La bonne nouvelle : tout cela se prépare. Nos conseillères et conseillers accompagnent chaque jour des candidats avant et après leurs entretiens dans des entreprises industrielles et de construction de toute la Suisse – et constatent régulièrement que ce ne sont pas les meilleurs techniciens qui sont engagés, mais les mieux préparés parmi les bons. Ce guide résume ce qui fait la différence dans nos secteurs.
La préparation : connaître l’entreprise, la CCT et les salaires usuels de la région
La base de toute préparation, c’est l’entreprise elle-même : que produit-elle, pour quels clients, avec quels procédés ? Le site web, l’annonce et un coup d’œil aux projets en cours suffisent souvent pour établir des liens concrets pendant l’entretien – cela vous distingue immédiatement des candidats qui ne savent même pas ce que fait la société. S’y ajoute le cadre juridique : vérifiez si une convention collective s’applique dans l’entreprise – par exemple dans le gros œuvre, ou via la CCT Location de services pour les missions temporaires – et ce qu’elle signifie pour le salaire, le temps de travail et les suppléments. Renseignez-vous aussi sur le niveau de salaire usuel de votre fonction dans la région : qui arrive avec une idée réaliste négocie avec plus d’assurance. Votre conseillère ou votre conseiller chez Hans Leutenegger AG vous indique la fourchette usuelle avant l’entretien.
Les questions techniques : à quoi s’attendre selon le métier
Attendez-vous à des questions précises sur votre métier. Les soudeurs sont interrogés sur les procédés maîtrisés – MAG, TIG, électrode –, sur les positions, les matériaux et les certificats en cours de validité ; un essai pratique suit souvent. Les spécialistes CNC doivent citer les machines et commandes sur lesquelles ils ont travaillé, expliquer comment ils règlent un programme, mesurent les outils et contrôlent les tolérances. Sur le chantier, les questions tournent autour de la sécurité – comportement sur l’échafaudage, équipement de protection individuelle, réaction face à une situation dangereuse –, de la lecture de plans et des expériences concrètes : quels ouvrages, quelles machines, quelles responsabilités ? Répondez avec des exemples tirés de vrais chantiers plutôt qu’avec des phrases de manuel. Et si vous ne maîtrisez pas quelque chose : dites-le honnêtement, en ajoutant à quelle vitesse vous avez déjà appris des choses comparables. Le bluff se démasque plus vite dans un entretien technique que partout ailleurs.


